samedi 3 novembre 2018

Centenaire de la mort de Debussy sur Arte : un épilogue peu reluisant.

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Faudra-t-il longtemps rappeler sur ce blog qu'en théorie, le centenaire de la disparition de Claude Debussy se situait le 25 mars 2018, ce jour tombant un dimanche, ce qui eût été le jour favorable pour qu'Arte programmât quelques émissions commémorant ledit centenaire ?
Il n'en fut rien à ce moment-là, nous le savons. Aussi fallut-il patienter jusqu'au dimanche 23 septembre 2018 pour que cette chaîne, autrefois principalement culturelle - avant qu'elle n'égarât et ne dispersât quelque peu sa ligne éditoriale dans le généraliste - s'avisât qu'il était temps qu'elle diffusât quelque chose.
Cela fut fait, mais de manière à ce que même le mensuel Diapason ne se rendît nullement compte qu'Arte fît quelque chose de très discret avec un retard conséquent. Debussy fut donc relégué - avec six bons mois de retard - aux programmes de nuit -  lorsque nul n'est devant son écran.
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Debussy, Satie
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 et Leibniz
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 même combat ! Tels ses deux illustres prédécesseurs es-commémorations audiovisuelles escamotées de nuit, Debussy passa au-delà de 23h comme Claudio Monteverdi
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 sous la télé giscardienne car jugé musicalement imbuvable et élitiste ! 
Un seul journal s'enquit de la présence du documentaire Prélude à Debussy. Ce fut Le Monde, pour mieux l'abattre sous un torrent de critiques négatives. 
Ce fut donc un épilogue culturellement parlant bien peu reluisant, scandaleux même : deux nuits du dimanche au lundi à la file, il y eut des oeuvres de Claude Debussy enfin audibles sur Arte, à l'heure où tout le monde dort après avoir dîné...Télérama accorda davantage d'attention à la version "d'avant-garde" de Pelléas et Mélisande qui suivait Prélude à Debussy, se contentant de mentionner ledit documentaire sans lui consacrer le moindre mot de critique. L'hommage noctambule - si l'on peut qualifier cela d'hommage - s'est poursuivi en toute indifférence dans la nuit suivante du dimanche au lundi avec un concert de Daniel Baremboim.
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Cet humaniste n'a dû être écouté que par une poignée infime d'insomniaques rétifs au replay... Le concert fut bon, mais nul ne s'en soucia, pas plus en tout cas que de la première chemise de ces messieurs... Je vous livre tel quel le texte d'Arte Concert en ligne :
Soirée française à Berlin en l'honneur du centenaire de la mort de Claude Debussy, inventeur de la musique moderne et poète inclassable. Au programme : Syrinx, interprétée par le flûtiste Emmanuel Pahud, que l'on retrouve avec Yulia Deyneka et Aline Khouri pour la Sonate pour flûte, alto et harpe. Au piano, Daniel Barenboim accompagne la mezzo-soprano Marianne Crebassa pour les Chansons de Bilitis et Trois mélodies d'après Paul Verlaine, et joue la Sonate pour violoncelle et piano avec Kian Soltani. Au cœur du nouvel auditorium berlinois Pierre Boulez (la scène y dessine un ovale parfait, autour duquel s'élèvent des gradins à 360°), les subtiles harmonies du maître trouvent un parfait écrin intime.
83  minutes de musique désormais seulement sur le net...

Prochainement : Maryse Condé : un prix Nobel de littérature alternatif 2018 bien peu couvert par les médias.
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vendredi 26 octobre 2018

Fiche cinéma : les Suffragettes.


Les Suffragettes.


Nota : cet article a été conçu à l'origine pour un public handicapé.


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 Les Suffragettes est un film britannique réalisé en 2015 par Sarah Gavron.
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 Le scénario du film est d’Abi Morgan. Il est sorti en salles en France à l’automne 2015.
Il a pour interprètes principaux Carey Mulligan,
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 Helena Bonham Carter, Brendan Gleeson, Ben Whishaw, Anne-Marie Duff et Meryl Streep.

Synopsis : 

L’action du film se déroule au Royaume-Uni au début du XXe siècle, avant la première guerre mondiale. Un groupe de femmes de plusieurs classes sociales luttent pour que les femmes obtiennent le droit de vote, autrement dit, l’égalité des droits civiques avec les hommes. On les appelle les Suffragettes. A l’époque, seuls les hommes votaient aux élections. Le suffrage n’était donc pas vraiment universel bien que le régime britannique soit une monarchie parlementaire, sans toutefois de constitution écrite comme en France. Emmeline Pankhurst était le leader du mouvement. 
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Au départ pacifiques, les Suffragettes ont été obligées de se radicaliser, comme le montre bien le film. Le gouvernement britannique réprimait le mouvement en usant de la violence, en arrêtant et emprisonnant les militantes. Elles ont dû opter pour la clandestinité et se résoudre à recourir elles aussi à l’action violente.
Le film est centré sur la vie d’une ouvrière blanchisseuse, Maud Watts, interprétée par Carey Mulligan. Elle est mariée à un homme de la même condition qu’elle, Sonny, qui ne comprend pas les revendications féministes. Pour lui, la femme doit être soumise au mari, ce qui est de moins en moins le cas de Maud. Incapable de subvenir aux besoins du ménage, il ira jusqu’à lui retirer leur fils et à le faire adopter par une famille plus « digne » socialement.
Maud s’est retrouvée mêlée par hasard à une émeute impliquant des Suffragettes. Elle a reconnu parmi celles-ci une amie de travail, Violet. Prise dans l’engrenage, elle s’engage dans le mouvement, subissant la répression policière et les tentatives des forces de l’ordre de lui soutirer des informations. Elle risque son emploi et même sa vie dans ses actions. Les Suffragettes passent à une forme de terrorisme (explosion de la résidence d’un parlementaire) sans toutefois faire des victimes. Elles veulent frapper l’opinion publique par des actions spectaculaires, notamment au Derby d’Epsom auquel assiste le roi d’Angleterre qu’elles veulent interpeler sur le problème. 
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Un drame va s’y dérouler, provoquant une prise de conscience. Il faudra cependant attendre la fin du premier conflit mondial pour que les Suffragettes obtiennent enfin gain de cause : droit de vote restreint à partir de 30 ans en 1918, puis à 21 ans comme les hommes (majorité de l’époque) en 1928. Rappelons qu’en France, les femmes n’ont obtenu le droit de vote qu’en 1944 à la Libération.
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Prochainement : centenaire de la mort de Debussy sur Arte : un épilogue peu reluisant.

dimanche 14 octobre 2018

Des nécrologies de l'été 2018 omises par le journal "Le Monde".

Chimène : - Rodrigue, qui l'eût cru ?
Rodrigue : - Chimène qui l'eût dit ? 
(Pierre Corneille : Le Cid acte III scène IV)

De Domenico Losurdo à Claudio Scimone, de Claude Seignolle dont j'ai déjà parlé à Luigi Luca Cavalli-Sforza, de Moshé Mizrahi à Oksana Chatchko, de Frank Giroud à Edouard Aidans, de Tomasz Stanko à Madeleine Malthête-Méliès, de Lydia Stibon à Ophélie Longuet, de Gérald Messadié à Margareta Niculescu, de Van Doude à Gilbert Lazard, elles et ils furent légion à nous quitter cet été sans que le journal Le Monde trouvât intéressant et digne de rendre hommage à ces personnalités disparues... 
Honte à lui ! Honte à lui ! Honte à lui ! Ce quotidien n'a cessé de se déshonorer en affichant un désintérêt culturel crasse et scandaleux pour nos mortes et nos morts honorables. Savait-il que le grand généticien Luigi Luca Cavalli-Sforza était l'Albert Jacquard italien ? 
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A mon avis, il s'agit là de l'omission nécrologique estivale la plus scandaleuse, du plus grand impair informationnel commis cet été dans Le Monde ! Il se complaît au contraire dans les articles nécrologiques corporatistes, célébrant les untel ou unetelle ex-journaliste ayant travaillé chez lui, optant pour l'entre-soi plutôt que l'entre-tous ! Il saute cependant presque systématiquement les journalistes télévisés nous ayant quittés : sans doute pour lui s'agit-il de personnes inféodées aux pouvoirs politiques quels qu'ils soient...
Je veux bien accorder le bénéfice du doute au sujet de quelques unes de ces omissions, davantage dues à la méconnaissance des journalistes ou à leur indisponibilité estivale, mais je n'excuse pas tous les oublis. On ne peut nier que certains constituent une loi des séries reposant sur des présupposés généraux et idéologiques. Mon cousin m'avait écrit (c'était en 1987, sous le gouvernement de la première cohabitation) : "Ils n'annoncent (à la télé) que des morts de types de droite." Ce constat de 1987 suivait la crise des dénécrologies ayant suivi le 16 mars 1986, crise dont il a été question dans mon article sur Germaine Acremant, une des victimes collatérales de cette crise...
L'on sait que, depuis le scandale du tour de France de la dope, en 1998, Le Monde exècre les sportifs, présupposant qu'ils sont trafiqués, et leurs exploits tout relatifs. Ce présupposé sur le dopage généralisé des athlètes et autres, entraîne une damnatio memoriae quasi intégrale et un bannissement à peu près complet de leurs nécrologies dans ce quotidien, alors qu'il suffit de simplement consulter la liste des décès de personnalités de tel ou tel mois sur Wikipedia pour constater que les sportifs morts pullulent. 
De même, Le Monde semble avoir une dent contre les filles ou petites-filles de grands du cinéma : en ce cas, l'omission en juillet dernier de  Madeleine Malthête-Méliès est tout autant honteuse que celle de Maud Linder l'an passé.
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Comment Le Monde peut-il se dire féministe en occultant le suicide tragique d'Oksana Chatchko, ancienne Pussy Riot et artiste de talent ? Libé, que je sache, ne l'a pas oubliée...
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Comment Le Monde peut-il se dire antiraciste et défenseur de l'égalité de tous les êtres humains en escamotant l'immense Luigi Luca Cavalli-Sforza ?  L'animosité nécrologique du monde envers les personnalités italiennes se révèle chaque mois davantage : Venantino Venantini,
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 dernier survivant des Tontons Flingueurs vient d'en faire tristement les frais. Là encore, Libé a fait son travail. Le Monde assimilerait-il toute personnalité italienne morte à un partisan inconditionnel de l'actuel gouvernement douteux de la Botte ? Cela est absurde et ridicule, lorsqu'on songe que Domenico Losurdo, autre grand transalpin ignoré, était marxiste !
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Claudio Scimone, bien qu'italien lui aussi, semble appartenir à une sous-catégorie embrassant un spectre au-delà de l'amalgame Transalpin égale fasciste pro Salvini : celle des interprètes de la musique du XVIIe-XVIIIe siècle n'ayant pas succombé aux sirènes de la mode baroqueuse. Ce que d'évidence, notre a-journal paraît détester au plus haut point.  Le silence radio du Monde l'ayant entouré en septembre dernier rejoint donc celui dont fut victime Jean-François Paillard voici quelques années.

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Fait-on allégeance à l'extrême-droite en écoutant du Vivaldi dirigé par Scimone ?
Le Monde est décidément pétri de contradiction : dans le milieu de la bédé, il se met à ignorer autant des disparus de la sphère adulte que de la sphère classique enfantine franco-belge. Frank Giroud et Julio Ribera ont rejoint dans l'opprobre Edouard Aidans, pour feu le journal d'Hubert Beuve-Méry.C'est à croire que le décès prématuré du grand journaliste bédéphile Yves-Marie Labé en 2010 a grevé définitivement la couverture des nécrologies d'auteurs du 9e art dans Le Monde. Si Yves-Marie Labé avait vécu, aurait-il composé un de ces articles de derrière les fagots rendant hommage à Julio Ribera ou Frank Giroud ? Déjà que la bédé se plaint d'un manque de scénaristes...
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L'ignorance de la mort accidentelle, le 18 juillet dernier, de la danseuse et chorégraphe Ophélie Longuet est tout autant emblématique. La malheureuse était une spécialiste reconnue de la danse classique, un art fustigé par les bobos chébrantudiens qui ne jurent sans doute que par une (fausse) modernité temporaire vite démodable... Elle mourut dans le Vaucluse, un célèbre département très accidentogène.
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Passons aux écrivains. Notre quotidien dit "du soir" pense sans doute que Gérald Messadié et Claude Seignolle étaient des sous-plumitifs de pacotille, parfois nauséabonds (ce qui les rend fachosphériques et autres étiquettes indésirables), en particulier pour le second dont le régionalisme singulier, fantastique, le rendait suspect de cryptopétainisme, de prise de position en faveur de la "terre qui ne ment pas" et autres balivernes.
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Le musicien de jazz, quant à lui (Tomasz Stanko pour mémoire), cumulait les lourds handicaps de n'être point afro-américain et surtout d'afficher des origines polonaises. Par amalgame sous-jacent et par présupposé, on peut en conclure que Le Monde a songé qu'il s'agissait là d'un partisan du PIS, parti on ne peut moins de "gauche"...Car, comme l'on sait, la majorité des Polonais votent pour un parti douteux que l'on peut qualifier de vachard. Comme l'avait dit Victor Hugo à Léon Gozlan lors de l'élection d'Empis à l'Académie française (c'était sous Louis-Philippe)  : "Et tant pis." Quant à lui, Lamartine aurait écrit (Ampère venait alors d'être élu après Empis) : "C'est un état peu prospère d'aller d'Empis en Ampère". Et Hugo de rétorquer : "Toutefois ce serait pis d'aller d'Ampère en Empis." Le véritable patronyme d'Empis était Simonis...
http://www.academie-francaise.fr/sites/academie-francaise.fr/files/styles/academie_immortal/public/empis.jpg?itok=kRq2wj2B

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Comme nous pouvons le constater sur cette photo explicite, Tomasz Stanko était un virtuose de la trompette.
Restent encore quelques noms à traiter avant d'achever ce billet. Par exemple, le cinéma. Deux noms ont retenu mon attention. Commençons par celui qui détient les lauriers de la pire des dénécrologies jamais connue et enregistrée, Internet inclus. Il s'agit du comédien Van Doude, dont seul un site spécialisé dans les acteurs de doublage signala le trépas estival. L'opacité des arcanes caractérise l'omission nécrologique de Moshé Mizrahi. Le Monde semble avoir oublié que ce réalisateur estimable reçut l'oscar du meilleur film étranger pour l'adaptation de La Vie devant Soi (1977), ce fameux roman polémique de Romain Gary
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 qui reçut le prix Goncourt sous le pseudonyme, l'alias fictif d'Emile Ajar, film où jouait l'immense et regrettée Simone Signoret. J'espère que cet oubli est dû davantage à l'ignorance de nos journalistes et nécrologues contemporains qu'à un parti-pris idéologique nauséabond inavouable...
Quid de la marionnettiste roumaine, du sempiternel membre de l'Institut oublié, et des autres ? Qu'ajouter de plus à l'adresse des personnes non encore convaincues du fait que Le Monde, ce n'est plus du tout ça ? 
Mieux vaut se taire à présent et poursuivre notre tâche de recensement des turpitudes d'un journal qui déçoit toujours plus celles et ceux qui crurent en lui...
A bientôt pour d'autres articles...
 


dimanche 23 septembre 2018

Ces festivals estivaux 2018 qu'Arte n'a pas couverts.

Avec la lessive Gastounu, le linge sale n'existe plus. (André Franquin : Gaston Lagaffe)

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Ils existent par dizaines : Arte n'en traite qu'une sélection minime tout en se déclarant encore "culturelle". Elle se contente d'un minimum syndical concentré sur Avignon et Aix, avec, en prime quelques reportages focalisés sur la marge de la marge...
Encore, lorsqu'Arte parle du festival d'Avignon, c'est plutôt du in qu'il s'agit. De même; concernant le festival lyrique d'Aix, il arrive qu'Arte encense un opéra de fait éreinté par la presse écrite, tout en passant sous silence celui que ladite presse admirera : c'est ce qui est arrivé cet été même lorsque la chaîne fit tout un plat de l'Ariane à Naxos mis contestablement en scène par Katie Mitchell, porté aux nues au nom de l'immédiateté présentiste de #MeToo, au détriment de la véritable réussite de cette édition 2018 : L'Ange de Feu de Sergueï Prokofiev mis en scène par Mariusz Treliński. Les erreurs éditoriales d'Arte, qui se répètent inlassablement, ne s'arrêtent pas à ce type d'omission incompréhensible...de nature sans doute plus idéologique que proprement culturelle.

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Car, au-delà d'Aix-en-Provence et d'Avignon, exceptées des manifestations archi marginales bien "chébrans", Arte n'a absolument rien dit des festivals de l'été 2018, allant jusqu'à escamoter (un comble ! ) la Mostra de Venise, le festival du film de Toronto et celui du cinéma américain de Deauville ! Comment voulez-vous continuer de faire confiance à une telle chaîne qui n'est plus que le fantôme d'elle-même ?
Quid de La Roque d'Anthéron ? Nada !
Quid des Vieilles Charrues ? Nada !
Quid des chorégies d'Orange ? Nada !
Quid de jazz in Marciac ? Nada !
Quid du festival interceltique de Lorient ? Nada !
Quid du festival Radio France Occitanie Montpellier ? Nada!
Quid du festival de La Chaise-Dieu ? Nada !
Quid du festival de jazz à Juan-les-Pins ? Nada !
Quid, quid, quid.... Nada, nada, nada ! Réponse quasi pavlovienne, limbique et reptilienne à l'interrogation : dis-moi, gentille Arte, as-tu consacré un reportage à ce festival ?
Ces omissions, toutes scandaleuses, qui déshonorent une chaîne se réclamant encore de la culture, sont-elle idéologiques ou leur cause est-elle juridique (pas le droit d'en montrer la moindre image...) ? Ou pire, parce que la chaîne est fauchée et ne dispose plus des moyens de sa politique, de ses ambitions désormais "bridées" ? Peut-être qu'Arte se repose à peu de frais sur les antennes régionales de France 3, censées couvrir les événements culturels hâtivement classés comme locaux...Que dire de plus ?
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Il faudrait qu'Arte cesse de nous prendre pour des imbéciles et arrête de s'adresser exclusivement au petit cercle menu des bobos convaincus d'avance. Les festivals qu'elle escamote (donc méprise par son silence éhonté et éloquent) ne sont pas des ringardises pour Français périphériques convertis à la marine bleue ou aux populismes de douteux tribuns des deux côtés du spectre politique. Ces festivals jouissent d'une notoriété internationale incontestable : de fait ils n'ont pas besoin de la promotion factice d'Arte pour fonctionner. Souvenez-vous il y a peu d'années lorsque les nouveaux édiles fraîchement élus crurent bon de rogner les subventions à telle ou telle manifestation culturelle du cru. Certains furent contraints de mettre la clé sous la porte tandis que d'autres réduisaient drastiquement la voilure. Une carte catastrophique circula sur la Toile et ailleurs. Devinez qui ne bougea pas et ne dénonça pas cette mise en danger généralisée du tissu culturel festivalier hexagonal qui accentuait la marginalisation du désert français face à la capitale Bibendum gonflée d'obésité morbide ? Même pas besoin de vous le donner en mille, de vous apporter la réponse sur un plateau d'argent ou de gloser sur la couleur du cheval blanc d'Henri IV ! Le désintérêt d'Arte pour ce qui est hors de la marge de la marge ou de l'archi chébrantude ultra contemporaine est une lapalissade, un enfoncement permanent de portes ouvertes... Parfois, cette archi chébrantude confine au snobisme abscons et abstrus, égotique, et le prolo n'y a accès ni financièrement, ni intellectuellement !
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Il est significatif qu'Arte vient de défendre (de faire la promo, dirais-je) d'un festival tout récent (il n'en est qu'à sa deuxième édition) et tardif (d''extrême fin d'été); officiellement selon elle de musique sacrée : Via Aeterna qui s'est tenu du 20 au 23 septembre 2018, donc après tous les autres, y compris la Mostra, intégralement boycottée par la chaîne... Ce festival de "musique sacrée"répondait aux critères éditoriaux d'Arte : multiculturel, éclectique et transversal, mêlant les musiques traditionnelles du monde et paraît-il la musique médiévale (dont on n'entendit pas la moindre note dans le reportage, au profit des seules polyphonies corses). Là où le bât blessa le plus, c'est lorsque ce reportage annexa Chopin à la musique sacrée, alors que le festival pianistique de La Roque d'Anthéron  venait d'être boudé en sa totalité par ladite chaîne (et d'autres), presque réduit au seul quotidien régional La Provence (ce qui l'essentialisait d'office à la manière maurrassienne ou dans le sens élitiste ultra conservateur). C'est ainsi que la culture anciennement occidentale se suicide à petit feu...
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CQFD et sans commentaire...

Prochainement : des nécrologies de l'été 2018 omises par le journal Le Monde. (photo de Frank Giroud, scénariste de bande dessinée mort dans l'indifférence générale le 13 juillet 2018).


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dimanche 19 août 2018

Ces écrivains dont la France ne veut plus 25 : Claude Seignolle.

Je n'ai pas pour habitude d'aborder dans cette série d'articles des auteurs disparus tout récemment. Je vais déroger à la règle que je me suis fixée en abordant le cas de Claude Seignolle,
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 décédé le 13 juillet dernier à l'âge vénérable de 101 ans. J'ai été scandalisé par la non-couverture médiatique de cette mort, surtout par Le Monde qui a jugé inutile de consacrer le moindre mot nécrologique à cet écrivain somme toute important en son domaine : le genre littéraire fantastique régional ou de terroir. Or, Claude Seignolle, auteur de contes et de nouvelles, a signé au moins un chef-d'oeuvre : La Malvenue. Il fut de plus un pilier de la mythique collection fantastique Marabout des années 1970, dont je possède la majeure partie des volumes parus à force d'écumer les bouquinistes depuis un quart de siècle. 
Y a-t-il eu un procès d'intention contre Claude Seignolle, l'excluant par avance de tout hommage médiatique, comme le fut avant lui un autre auteur "localiste" flirtant avec l'insolite, Jean Anglade (1915-2017), mort lui aussi plus que centenaire ? Si Jean Anglade
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 fut avant tout le chantre d'une certaine Auvergne, Claude Seignolle élargit son propos à diverses régions françaises en tant qu'auteur et folkloriste. Il naquit en Dordogne, à Périgueux, le 25 juin 1917. Il prit la succession d'Arnold van Gennep (1873-1957)
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 dans ses enquêtes ethnographiques. Il nous lègue d'innombrables contes bien troussés, composés dans une langue à la fois colorée et accessible. Je confesse n'avoir que tardivement découvert cet auteur remarquable, vers mes trente ans, au cours de ma quête de Marabout anciens. Les Contes sorciers constituèrent la première de mes lectures.
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Je me mis conséquemment à dévorer l'oeuvre de Seignolle, en même temps que celle d'un autre grand oublié de la littérature fantastique : le belge Thomas Owen (1910-2002), abondamment repris par Marabout.
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On ne compta plus chez cet éditeur ce panorama de nouvelles et de romans, ces Histoires vénéneuses, Histoires maléfiques, Récits cruels et autres Contes macabres, sans omettre bien sûr La Malvenue. Tentons d'évoquer brièvement ce dernier titre... Il parut pour la première fois en 1952. Il a constamment été réédité, assez récemment la dernière fois (2014) aux éditions de poche Libretto, filiale de Phébus.
L'intrigue de La Malvenue se déroule en Sologne, une Sologne rétro, ancienne, assez XIXe siècle, du temps où existait encore la nuit réelle, profonde, avant que l'urbanisme galopant ne pollue la planète de ses éclairages impressionnants. A côté de la nuit existe la sorcellerie, bien connue de Claude Seignolle, en qui Lawrence Durrell
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 voyait le plus grand écrivain fantastique du XXe siècle.En ce cas, pourquoi l'ignora-t-on presque complètement à sa mort ? En frontispice de certains de ses livres (les recueils de contes singuliers, notamment), Claude Seignolle apparaissait portraituré par un dessin le représentant comme un conteur du bizarre, en symbiose avec la nature, sorte de berger primitif voire d'homme-loup chamanique post-paléolithique.
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Il y eut aussi Les Loups verts, publié en 1970,
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 davantage un recueil de trois nouvelles d'épouvante qu'un essai, contrairement à ce qu'affirme l'article de Wikipedia, recueil fondé sur le vécu personnel de l'auteur sur fond de seconde guerre mondiale et d'atrocités nazies. L'illustration de couverture de Marabout était explicite, les SS étant assimilés à des loups-garous.  N'oublions pas non plus Les évangiles du Diable qui s'inscrivent dans l'illustre lignée de Frédéric Soulié (Les Mémoires du Diable)
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 et d'Ambrose Bierce (Le Dictionnaire du Diable).
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Enfin, outre le conteur fantastique, nous ne pouvons négliger le compilateur, l'assembleur et l'enquêteur ethnographe héritier de Van Gennep et contributeur d'anthologies dignes de la collection Merveilleux des éditions José Corti (qui croisent le géographique et le thématique). Il y eut dans les années 1990 des recueils classés par régions, édités par Omnibus et France Loisirs (Contes, récits et légendes des pays de France). Son éditeur de prédilection fut Maisonneuve & Larose. Ainsi, j'acquis en 2001 une nouvelle édition  des Promenades à travers les traditions populaires languedociennes des Cévennes à la mer.
Quittons-nous là en espérant que justice sera rendue à Claude Seignolle et que son nom pourra survivre.


Prochainement : ces festivals estivaux 2018 qu'Arte n'a pas couverts.

jeudi 12 juillet 2018

Alan Bridges, cinéaste maudit ?

Je souhaite débuter ce texte par des préliminaires iconographiques. Il s'agira d'une comparaison entre deux affiches de films. Cela certes déjà été fait en 1990, et je dois confesser que c'est cette même comparaison, parue alors dans le mensuel de cinéma Première, qui m'imposa d'acquérir la VHS de l'unique film d'Alan Bridges que j'ai pu voir à ce jour : La Méprise  (The Hireling) (1973) palme d'or ex-aequo avec L'Epouvantail de Jerry Schatzberg. La cassette du film d'Alan Bridges parut d'ailleurs dans une collection consacrée aux palmes d'or chez un éditeur aujourd'hui disparu : Fil à Film, qui déposa le bilan en 1993. 
Première effectua un rapprochement entre l'affiche de  La Méprise et celle de Miss Daisy et son chauffeur de Bruce Beresford, qui venait de sortir en salles, leur trouvant une similitude troublante.
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Ce qui unit les deux affiches, c'est le rétroviseur intérieur, sinon, les différences sautent aux yeux.
Né le 28 septembre 1927 à Liverpool, comédien de formation à la prestigieuse Royal Academy of Dramatic Art (RADA), d'où sortit, par exemple, un de ses contemporains tout autant décrié par la critique française, Richard Attenborough (1923-2014), mais aussi scénariste et enfin réalisateur, y compris de téléfilms (ce qui n'est pas selon moi, déshonorant), Alan Bridges fut un enterré vivant du cinéma, notamment dans l'Hexagone. Il fut promptement occulté par les nécrologies françaises, notamment celles du Monde quand il passa de vie à trépas le 7 décembre 2013. On le considéra comme un sous James Ivory d'un académisme puant. On voua aux gémonies sa palme d'or usurpée, imméritée... On comprend la raison pour laquelle l'intégralité de la filmographie d'Alan Bridges demeure invisible à la télévision.
Je me contenterai d'une liste succincte d'oeuvres, excluant les créations télévisuelles de l'intéressé (dont une adaptation des Misérables remontant à 1967, contemporaine des Habits noirs de l'ORTF, qui firent autant date que Rocambole trois ans auparavant). On constatera à cette liste que les réalisations d'Alan Bridges furent peu abondantes (moins que celles de James Ivory, auquel on peut le comparer) et qu'il jeta précocement l'éponge, peu après le sabordage de La partie de chasse. La liste de la base de données du site IMDb s'avère plus complète que celles fournies par les articles anglais et français de Wikipedia. Il est intéressant de noter que Frank Finlay interpréta Jean Valjean dans les misérables. Après deux galops d'essai avec un polar Act of murder (1964) et une série B de science-fiction, Invasion en 1965, Alan Bridges continua de se vouer essentiellement à la télévision, où il officiait depuis 1961 dans des séries (parfois en tant qu'auteur d'un seul épisode) et des adaptations littéraires en costume dont je ne puis juger de la qualité, vu qu'elles sont tout aussi invisibles que le reste. Act of murder semble être une exploitation en salles de l'épisode des adaptations d'Edgar Wallace qu'il tourna. On peut considérer La Méprise en 1973 comme le premier film de cinéma sérieux d'Alan Bridges, bénéficiant d'emblée d'une sélection cannoise. Malheureusement, ce film ne sera suivi que de cinq autres :
- Out of season (1975) ;
-  Age of innocence (1977) ;
- La petite fille en velours bleu (1978) ;
- Le retour du soldat (1982) ;
- La partie de chasse (1985).
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Un dernier projet, Apt pupil (une adaptation de Stephen King ! ) fut abandonné.
De fait, peut-être que le désintérêt français envers Alan Briges peut s'expliquer par le mépris exprimé envers celles et ceux qui oeuvrent avant tout en tant que "téléastes".
Qu'en est-il à la parfin de cette fameuse Méprise  dont désormais tout le monde se gausse ?  Il s'agit d'une adaptation littéraire d'un roman de Leslie Poles Hartley (1895-1972), inconnu au bataillon chez nous. Il est amusant de savoir qu'un autre de ses romans, The Go-Between (Le Messager) fut adapté deux ans auparavant par Joseph Losey et reçut également la palme d'or... De là à faire de cet auteur une machine à palmes... Adonc, nous avons Lady Franklin (Sarah Miles), une aristo veuve et dépressive, dans les années 1920-1930 et son chauffeur de maître à la Rolls superbe, Steven Lebdetter (le fameux Robert Shaw, décédé prématurément à la fin des années 1970). Il y a les rapports maître-serviteur, le fossé social d'un monde anglais so british et archi hiérarchisé et corseté, les non-dits amoureux (le chauffeur aime sa maîtresse mais ne peut assouvir cet amour impossible du fait de sa naissance humble), la névrose etc. Un monde d'après première guerre mondiale, d'avant l'Etat Providence, encore sous l'emprise des pesanteurs victoriennes qui commencent toutefois à se fissurer timidement. La Méprise est un film d'atmosphère, d'ambiance, de non-dits, de silence, de sentiments inavouables. Steven est un mâle, une brute au coeur tendre, un ancien boxeur (une séquence géniale de noble art vaut le détour dans ce film remarquable désormais ignoré pourtant digne du meilleur Ivory). Lady Franklin doit se remarier avec un officier : elle repousse les avances de Steven, fossé de classe oblige. Le chauffeur préfère noyer sa déception dans l'alcool et choisit le suicide symbolique et lourd de sens de la Rolls qu'il fracasse contre un mur, détruisant du même coup le garage. Tout cela a fait un film injustement oublié et invisible...
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Il me faut à présent évoquer, même sommairement, puisque je n'ai jamais pu les voir, les autres films d'Alan Bridges. Parlons d'abord de La Petite Fille en Velours bleu, invisible à la télé française depuis 1982. Je confesse ne pas avoir regardé ce long métrage à l'occasion de son unique diffusion télévisée hexagonale, ayant considéré qu'il s'agissait là d'une oeuvre ennuyeuse et culturellement pointue, au rythme lent, plus pointue d'ailleurs que les programmes actuels d'une Arte de plus en plus surfaite par rapport à sa conception originelle... La Petite Fille en Velours bleu appartient, par sa thématique centrale, à cette catégorie de films maudits condamnés à l'invisibilité, comme Tessa la nymphe au coeur fidèle avec Joan Fontaine.
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L'atmosphère du film rappelle quelque peu Stefan Zweig. Ce long métrage consacré aux amours interdites entre un homme mûr et une adolescente dans un contexte de Mitteleuropa est sans doute définitivement confiné dans l'enfer du 7e art. Il obtiendra peut-être un jour le qualificatif de "film perdu", si l'on ne fait rien à son sujet... La présence d'interprètes aussi illustres que Michel Piccoli et Claudia Cardinale ne change aucunement la donne.
J'abandonne à regret cette Petite Fille à son triste sort (ou destin) d'opus déchu pour me consacrer à l'évocation de l'ultime rôle de James Mason, à savoir cette fameuse Partie de Chasse tout autant oubliée...
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Il s'agit d'un requiem pathétique, d'un chant funèbre filmique, de funérailles d'une société condamnée à la veille du premier conflit mondial. Cette dimension, digne de James Ivory, ne fut perçue ni par les critiques, ni par les distributeurs, qui réduisirent La Partie de Chasse à une scandaleuse confidentialité, condamnant ce long métrage à l'impossibilité de toute diffusion à la télévision française. Je n'ai pu en visionner que quelques rares extraits en version originale non sous-titrée sur la Toile... La qualité classique était au rendez-vous, à ce que je pus en juger, comme pour La Méprise avec laquelle le cinéaste renouait en quelque sorte, écho nostalgique d'une carrière fichue...
Cependant, j'approche du terme de mon discours, de mon panégyrique, et j'exclus de celui-ci les fictions inédites chez nous de cet auteur méprisé et oublié. Alan Bridges n'est pas le seul réalisateur, loin s'en faut, à ne pas avoir eu droit à la moindre ligne nécrologique dans Le Monde. Ce mois même, Moshe Mizrahi, qui fut pourtant honoré de l'oscar du meilleur film étranger en 1978 pour La Vie devant soi, vient d'en faire l'amère expérience posthume.
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Sic transit gloria mundi...

Prochainement : retour de la série consacrée aux écrivains dont la France ne veut plus avec un décédé tout récent : Claude Seignolle.
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