vendredi 25 septembre 2026

Ces peintres dont on ne veut plus 13 : Diego Rivera.

 What do you want ? (Jacques Chirac)

 

Cette femme, cette peintre, vous la connaissez bien. Elle vous est familière tant les médias culturels mainstream en parlent et en reparlent.

Par contre, cet homme,

   

plus personne ne semble se soucier de lui de nos jours. C'est comme si, pour simplifier de manière iconoclaste, on ne parlait plus du tout de Rodin mais seulement de Camille Claudel ! 

Cette femme, inutile de vous la présenter : c'est Frida Kahlo (1907-1954). Quant à l'homme, il s'appelait Diego Rivera (1886-1957). Il vécut avec la première citée une liaison orageuse, tourmentée, ponctuée de divorces et de remariages,  un peu comme Richard Burton et Liz Taylor.

Cette femme, cet homme, furent les plus illustres peintres mexicains du XXe siècle. C'est du plus oublié du couple que j'ai décidé de vous parler aujourd'hui, parce que cet oubli tourne à l'injustice.  

Dans les années 1980 exista une collection vendue chez les marchands de journaux, émanant des éditions Atlas, intitulée Les passeports de l'art. Il y eut une première série aux couvertures de couleur bleu marine, suivie d'une seconde aux couvertures rouges. C'est dans un numéro de la seconde série que parut "Rivera, les fresques de Mexico", fascicule qui me fit connaître ce peintre. 

Prochainement : reprise de la série consacrée aux écrivains dont la France ne veut plus volet n° 53 : Catherine Bernard, qui fut une dramaturge du siècle de Louis XIV.

 

samedi 12 septembre 2026

Jean-Louis Brunaux, plus grave omission nécrologique de l'année 2026 ?

  

Le 18 août dernier nous quitta, dans un silence médiatique terminal qui ne glorifie ni notre presse écrite, ni encore moins notre télévision (cela, nous en avons la triste habitude), le plus grand spécialiste français de la Gaule depuis la disparition de Christian Goudineau le 9 mai 2018. 

  

Ce décès suit de près celui d'un autre grand celtologue, bien moins connu  quoiqu'intéressant lui aussi : Venceslas Kruta, qui lui, nous a quittés le 26 juillet.

 

Cette omission de Jean-Louis Brunaux me paraît scandaleuse pour plusieurs raisons : 

- l'on sait désormais que la télévision française - France 5 le jeudi soir et Arte le samedi soir - excelle dans les documentaires d'archéologie (ce dont autrefois elle était incapable), d'où l'incompréhension qui est mienne au sujet du silence général ayant entouré Jean-Louis Brunaux, d'autant plus qu'est imminente la diffusion du " la Guerre des Gaules, César nous a-t-il menti ?" sur France 5, ce film étant une incontestable vulgarisation des écrits de Jean-Louis Brunaux (Alésia, Vercingétorix etc.) ;

- Le Monde est proprement inexcusable d'avoir oublié Jean-Louis Brunaux : en 2017, ce journal fut aux premières loges pour soutenir l'entreprise des éditions La Découverte, contre un certain récit national mythifié et récupéré - en cassant toutefois trop de sucre sur L'Histoire de France en bandes dessinées des années 1970, dont la majorité des collaborateurs étaient proches du PCF et publiaient chez Pif gadget, notamment Jean Ollivier, Roger Lecureux ou Raphael Marcello - dans la publication de la collection d'albums intitulée Histoire dessinée de la France, toujours en cours en 2026. Or, le deuxième volume de la collection, L'Enquête gauloise, dessiné par Nicoby, avait justement été scénarisé par Jean-Louis Brunaux et démontrait, dans une scène décapante, les mensonges césariens ! Le Monde jouerait-il au "courbe la tête fier Sicambre, adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré ?"  ;

 

- enfin, troisième raison et non des moindres : la biographie de Jules César de Jean-Louis Brunaux, annoncée chez Gallimard fin septembre, sera désormais un ouvrage posthume !  

Prochainement : reprise de la série consacrée aux peintres dont on ne veut plus volet 13 : Diego Rivera.