Le 8 juin 2026 se produisit un non-événement culturel et commémoratif national : les 150 ans de la disparition de George Sand, écrivaine majeure s'il en est, qui d'un cheveu, faillit se contenter de célébrations réduites au Berry et Nohan seuls. Aurore Dupin, de son vrai nom, manqua rejoindre la désormais indénombrable cohorte de personnalités littéraires voire cinématographiques ayant dû se contenter du seul et strict localisme, comme Corneille, Diderot, Max Linder et tant d'autres encore.
Même la présidence de la République ne répondit pas aux invitations berrichonnes, bannissant ainsi George Sand de la culture contemporaine et l'annexant à une culture antérieure en voie de délitement terminal, oubliée de la masse des Francs, Ostrogoths et autres Gallo-Romains de notre nouveau VIe siècle, en lequel désormais, les poissons rouges sont dotés d'une plus longue attention que nos scolaires dont le vocabulaire, en leurs primes classes, s'avère moins riche et étendu que celui des chiens et des chats.
Heureusement subsistait, çà et là, par places, de manière peut-être résiduelle hélas, une infime poignée de personnes et d'institutions éclairées qui savaient encore qui fut George Sand ! J'ai nommé : Monsieur Xavier Mauduit, la plateforme de l'Ina Madelen et le musée national Eugène Delacroix. En dehors, ce fut nada.
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