samedi 25 juin 2022

Commémorations 2022 : Léon Blum oublié.

La complaisance attire des amis et la vérité la haine. (Térence : L'Andrienne, 68. Traduction Robert Combès).


Quelque chose aurait dû être commémoré le 9 avril dernier. L'homme dont il est ici question ne s'appelait ni Molière, ni Marcel Proust. Il naquit voici cent cinquante ans, le 9 avril 1872. Rien n'a été dit ou fait à la télévision à l'occasion de cet anniversaire important. Absolument rien. Cet homme, pourtant une figure majeure du XXe siècle s'appelait Léon Blum ! 


Certains "béciles" comme le disait la marionnette de François Mitterrand dans les défunts Guignols, usant avec brio de l'aphérèse, pourront péremptoirement lancer : "le front popu, quelle vieillerie !"

Mais, dans un pays qui s'apprête à célébrer Marcel Proust pour la quatrième fois en neuf ans (2013 : centenaire du Côté de chez Swann ; 2019 : centenaire du prix Goncourt ; 2021 : cent-cinquantenaire de la naissance ; 2022 : centenaire de la mort !), cela commence à bien faire ! Un pays qui, par ailleurs, a presque réduit la littérature britannique du XIXe siècle à la seule Jane Austen, boudant les bicentenaires des disparitions de John Keats et de Percy Shelley, tout en se préparant assurément à répéter la même sempiternelle bouderie en 2024 à l'encontre de Lord Byron ! Un pays qui, enfin, a depuis des années inhumé Paul Fort dans le caveau abyssal de la littérature défunte !

Pour moi, Léon Blum est vivant, toujours vivant ! Il s'agit d'un des plus grands personnages de l'histoire du XXe siècle. 

Fichier:Léon Blum 1937.jpg — Wikipédia   

L'an que tu fleuriras ma tombe, eût pu écrire quelque poète ou poétesse (le mot féminin n'est pas pour moi péjoratif).

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